Quelques petites choses intéressantes à regarder dans l’analyse financière.

Cet article n’est pas une nouvelle stratégie, mais juste une compilation de petits détails à regarder en plus lorsque vous choisissez des actions et qui pourrai s’avérer très lucratif pour vous.

Les achats d’initiés (personnes haut placés dans l’entreprise), si le patron d’une société achète plein de ses actions c’est qu’ils pensent que les cours sont bas et qu’il a confiance en son entreprise. Au contraire s’il vend ça peut être un mauvais signe. On peut trouver cette information assez facilement sur gurufocus (gratuit pour les usa), morningstar.com (en fr vous ne l’aurez pas), dataroma, ophteos.com (pour la France).

Les pertes « artificielles », le résultat net (qui sert de calcul au per) est obtenu en additionnant des gains réels (flux de trésorerie réel) ou virtuels (pas de flux de trésorerie) et en soustrayant des dépenses réelles ou virtuelles. Une perte peut être due uniquement à une dépense virtuelle n’entrainant pas de sortie d’argent, alors que l’activité est parfaitement rentable. A contrario un gain peut être uniquement dû à une recette virtuelle (reprise sur provisions, etc…). Il est donc important de comparé le résultat net au flux de trésorerie disponible (free cash flow) si celui-ci est positif alors l’activité est rentable, sinon passé votre chemin. Une des pertes comptables réellement intéressante est l’écart d’acquisition (goodwill). Si une société achète une autre société 10 millions en bourse, au bout d’un an sa valeur « réelle » d’après les comptables est de 8 millions, la société va devoir passez une charge de 2 millions. Si sur la période elle avait réellement gagné 1 millions, son nouveau résultat net est de -1 millions, donc un œil peu avisé y verra une perte, alors qu’un œil avisé lui verra une opportunité d’investissement. Les autres situations de pertes comptables sont à évités, le passage d’une provision par exemple (Volkswagen en se moment) peut conduire à une sortie d’argent sur un autre exercice.

Les dividendes, j’ai beaucoup de petites choses à dire là-dessus, on va mélanger fiscalité et analyse financière. Tout d’abord, pour qu’une entreprise puisse distribuer des dividendes de manière saine, il faut que le dividende soit inférieur au résultat net (facultatif, mais préférable) et inférieur au flux de trésorerie disponible (obligatoire), de cette manière vous avez une distribution saine. Ensuite certains indices référence les actions distribuant des dividendes en continue sur de longue période et en hausse ce qui peut être intéressant pour l’investisseur de long terme, ce sont les indices de dividendes aristocrates (S&P 500 dividend aristrocrats , US dividend champions, S&P europe 350 dividend aristocrats). Si vous avez l’habitude d’investir dans différents pays, vous aurez remarqué que certaines actions peuvent être cotées à différent endroits à la fois, dans ce cas (en plus de regardé l’impact des différentes monnaies) il peut être intéressant de regardé la fiscalité local, le prélèvement à la source du dividende n’ai pas le même dans tous les pays, de même dans certains pays il n’y a pas de taxe sur les transactions financières. Enfin la fréquence de distribution du dividende peut avoir un intérêt en France on a l’habitude de faire un acompte + solde, dans d’autres pays on est plus sur une distribution trimestriel, voir mensuel ce qui est plus avantageux en cas de réinvestissement.

Les rachats d’actions permettent de réduire le nombre d’actions en circulation et donc à résultat net constant permet d’augmenter le bénéfice par actions (de cette manière on peut avoir une croissance du bénéfice, sans avoir de croissance du chiffre d’affaire). Un exemple valant mieux qu’un long discours voici l’exemple de Wal Mart,rachatactiontitre.jpgen 2011 le résultat net était de 16.389 milliard, en 2015 le résultat net est de 16.363 milliard, donc presque à égalité (le 2015 est plus faible de peu), par contre le bénéfice par action dilué est lui de 4.47 en 2011 contre 5.05 en 2015 ce qui fait une belle hausse en bénéfice par action, alors que l’on a une stagnation du bénéfice. Pour trouver la raison il faut regarder du côté du nombre d’action en circulation, celui-ci à baisser passant de 3.67 milliards en 2011 à 3.24 milliards en 2015. Ces rachats d’actions sont visible dans les cash-flows.rachatactioncf.jpg

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